
jeudi 21 mai 2009

samedi 9 mai 2009

Peu de personnes le ressentent, mais ce n'est pas le jardinier qui commande. Le jardin enseigne les gestes, les actions les plus appropriées. Le fait, l'option, s'imposent comme étant la meilleure manière d'agir.
Les végétaux n'ont jamais été aussi beaux, je ressens leur pleine santé, leur force, leur puissance de vie. Une sorte d'équilibre s'installe dans le jardin, il est beau, les plantes y vivent bien. Cela se voit
Mais ma réflexion venait d'un tout autre cheminement...
On voudrait que l'évolution de l'homme soit magnifique, spirituelle, harmonieuse... On sait bien que ce n'est pas le cas, mais on espère en l'avenir, on y croit...
Or, depuis que le monde des humains est venu à la Conscience, bizarrement, je n'ai pas le sentiment que nous en prenions le chemin, loin s'en faut!
Dans les années 80, un sage japonais, Masanobu Fukuoka, a voulu enseigner aux hommes la meilleure façon de cultiver. "La Voie du retour à la Nature" pointait du doigt les mauvaises pratiques agricoles qui ne mènent qu'à un appauvrissement des sols et à une désertification. Déjà en 1974, il démontrait l'absurdité de nos comportements dits "modernes". On voit ce que ça donne aujourd'hui, vingt à trente ans plus tard...!
Quand je relis les témoignages de ces précurseurs géniaux des Jardins de Findhorn, je me demande, tout comme pour Fukuoka, pourquoi leurs idées, leurs façons de vivre et de cultiver en harmonie totale avec ces forces de la Nature, ne se sont pas répandues d'une manière générale dans le monde...
En dehors de toute forme de religion, l'esprit profond de l'homme est là et cependant, nous nous en éloignons considérablement (à part quelques uns, mais ce petit nombre ne suffit pas au regard de la masse)
Il en est de même pour la pensée, la spiritualité. Nous n'avons pas progressé. Quand on relit les textes des anciens sages, aussi loin que l'on remonte, nous retrouvons les mêmes dénonciations, les mêmes alertes, les mêmes espoirs... déçus (?).
En ce qui concerne la religion chrétienne, les religieux n'ont pas suivi Jésus, ils ont fabriqué leurs dogmes, leurs doctrines. L'enseignement d'origine est déformé, recouvert d'oripeaux qui l'étouffent et l'empêchent de rayonner. C'est certainement ce qu'on peut constater dans les autres religions.
L'écologie est devenue à la mode et pourtant, nos comportements ne sont pas en accord avec le véritable respect de la Nature.
On se refuse à une quelconque restriction :
L'eau potable est devenue un problème, mais on ne changera pas nos façons de faire, non, on va puiser de plus en plus profondément dans les nappes phréatiques.
Les terres agricoles sont une richesse incomparable dont on aurait bien besoin dans le futur mais on préfère les sacrifier à l'urbanisation.
Les voitures, les transports routiers, créent des difficultés d'engorgement, de pollution, mais il n'est pas question de se priver une seconde de nos sacro-saints véhicules!
Il ne manque pas d'exemple de la sorte.
Je ne crois pas à un retournement de situation, à une évolution positive et, pour en parler avec des spécialistes du climat, je sais qu'ils partagent cette constatation. On ne veut pas affoler les populations et de fait, les répercussions ne sont pas visibles immédiatement, pas encore et pas d'une manière générale. Alors, on continue! On fait semblant de croire à notre invulnérabilité, à notre supériorité.
Et celui qui ose dire la vérité est "exécuté", condamné au silence, ou du moins à un discours édulcoré (véridique!), c'est de mauvais aloi de paraître pessimiste :
Restons politiquement et idéologiquement corrects!
mercredi 29 avril 2009
un mot en passant...
Le jardin donne la Vie
jeudi 12 mars 2009
Le chant de la vie
Mais l'homme, à quoi est-il destiné? Qelle est sa vocation?
La liberté à la fois merveilleuse et vertigineuse liée à la condition humaine tient à ceci : chaun d'entre nous est convié à inventer sa raison d'être, à agencer les traits saillants de sa vie qui finit par devenir unique et irremplaçable - dans le meilleur comme dans le pire.
Reste à régir notre responsabilité face à notre destinée. Toute notre vie, nous pouvons vivre à côté de nous-mêmes ou, au contaire, rejoindre le lieu où nous nous sentons appelés, pour lequel nous sommes faits.
Chacun d'entre nous possède une petite musique intérieure. Tout l'art de vivre consiste à se mettre au diapason de celle-ci. Jamais nous ne nous départissons de cette mélodie intime qui donne le ton de notre vie, de nos relations et peut-être même des énénements qui nos adviennent. A nous d'en découvrir le rythme et l'harmonie et d'en avoir une interprétation toujours plus juste et plus sensible.
Nous avons à être nous-même le plus possible.
mercredi 25 février 2009
BRF Bois Raméal Fragmenté
Il me restait à connaître le pourquoi et le comment. De comprendre le processus. Mais l'approche que j'en avais se révèle très « nature » et efficace.
En fait, c'est l'observation des conditions climatiques qui m'a amenée à cette technique. La sécheresse qui sévit chez nous m'a incitée à pratiquer le paillage à grande échelle et comme nous ne disposions que des produits venant de notre jardin, nous en sommes venus à broyer et recycler tous les « déchets » qui résultaient de l'entretien du terrain. En quelque sorte, rendre à la terre ce qu'elle avait donné tout au long de l'année.
Le sol de notre jardin absorbe tout ce qu'on peut lui donner, de nature sablonneuse, il ne retient guère les éléments fertilisants, ce qui fait que le moindre apport d'humus est intégralement "dévoré" très rapidement. Et c'est bien le principe du BRF : nourrir la terre avec des débris végétaux. Excellent à tous les points de vue! Et le travail du sol en est grandement facilité puisque pour ainsi dire, je ne retourne jamais la terre à la bêche. Un simple binage suffit (tout au moins, le principe est valable pour le type de jardin en question)
Sans cette technique, nous n'aurions rien pu obtenir dans ce terrain très pauvre et sec à l'origine. J'ai vu, au cours des années, la terre se tranformer, de jaunâtre et sans consistance elle est devenue un véritable terreau brun, riche et fertile.
vendredi 20 février 2009
Un grand département français disparaît tous les dix ans sous le béton

(Appauvrissement des sols : retour sur la responsabilité de l'agriculture intensive et de l'urbanisation
lundi 9 février 2009
Merci

samedi 7 février 2009
suite
Mon rapport à la terre a comlètement changé, je ne la vois plus comme un support mais comme une matière vivante, nourricière, avec laquelle je peux travailler, échanger. Elle est la matrice du monde, si l'on y réfléchit bien. Sans elle rien ne peut vivre. Elle nous materne en nous offrant le meilleur d'elle-même. Lorsqu'on comprend cette matière vivante, palpitante dans tous les sens du terme, on réalise que les méthodes traditionnelles de culture ne sont pas adaptées, elles stérilisent le sol, détruisent son petit peuple (qui est multiple).
Lutter contre ou composer avec...?
Et alors... Le jardin a continué tout seul.
mercredi 4 février 2009
éclairage
"Je suis plutôt en harmonie avec ton questionnement sur le rythme de vie et le bonheur que cela est censé apporter et la réalité bien plus triste. Mais tu poses aussi une autre question intéressante dès le début.Tu pars d'une hypothèse, une croyance (qd je dis croyance ce n'est pas un jugement, c'est juste que c'est qq chose qui est exprimé et qui repose sur une intuition ou acceptation personnelle sans démonstration de sa réalité) :"qu'il est nous est demandé qq chose à priori dans la vie"Cela implique qu'il y ait quelqu'un qui nous demande qq chose, donc qqn qui serait un peu au dessus de la vie, voir ensuite à qui il demande qq chose ?à l'humain ? donc nous aurions un rôle dans la vie, nous mettant un peu au dessus de celle ci. Mais c'est ce point de vue qui me semble un peu paradoxal avec ce que tu énonces après sur la satisfaction
de la "vie simple", qui serait plus je suppose être dans la vie, et non "à une place particulière avec un rôle déterminé"
Ce serait à approfondir mais quand je dis « qu’il nous est demandé quelque chose… » c’est que je crois à l’engagement. Ma croyance est que nous sommes posés là sur cette Terre en " passants" , que notre naissance nous engage et nous responsabilise vis-à-vis du Vivant quel qu’il soit. L’idée de liberté m’est étrangère : en tant qu’êtres, nous avons des devoirs envers la Vie qui nous a permis de respirer. « Un rôle »…. ? Pas plus (pour moi) qu’un merle ou qu’un ver de terre. Nous avons des caractéristiques propres d’humains dont (à mon sens) la plus belle : la capacité de contemplation. Et quand j’observe la nature autour de moi, j’ai un peu l’impression que nous nous sommes fourvoyés dans notre réalisation.
Quant à croire en une Supériorité… je ne sais.
"Pour ce qui est d'allé dans le mur, c'est fort probable, mais il parait qu'il nous reste encore un choix : y aller les yeux fermés ou les yeux ouverts ! ;-) "
Autant garder les yeux ouverts! Lol!
"Sortir du système, en effet c'est compliqué, est ce possible ? (à l'heure de la globalisation, nous sommes dans le système Terre et il me semble difficile d'en sortir) est ce souhaitable ? Qu'est ce qui pose pb notre place dans le système ou le fonctionnement du système ?Si c'est notre place, je pense que nous avons la liberté et même la responsabilité de la changer, pas simple mais faisablesi c'est le fonctionnement du système en sortant du système on ne l'empêchera pas d'aller dans le mur et cf plus haut "
Très juste! Et tu dis également : responsabilité. Mais changer les choses implique aussi de sortir du principe actuel de consommation. Nous avons le porte-monnaie, à nous de nous en servir avec réflexion. Refuser ce que le monde actuel nous propose. Il y a bien d’autres manières d’être. Certains peuples nous en montrent l’exemple
"Quant au silence, j'ai connu des personnes malheureuses dans le silence et des gens heureux malgré le bruit, j'ai fait l'hypothèse que cela pouvait être lié plutôt aux bruits parasites ou au silence "dans leur coeur""
Silence du cœur, oui. Dans lequel on peut entendre l’essentiel.
"Et enfin pour terminer je suis bien en harmonie avec toi pour savourer la vie dans l'instant présent dans la nature, mais la nature c'est aussi les inondations, les tempêtes, les sécheresses, les tremblements de terre... ;-) "
Oui! La nature c’est tout ça! Oui!
Mais là aussi, nous avons notre responsabilité vis-à-vis d’elle. Nous ne composons pas avec la Nature, nous luttons contre elle, nous lui imposons notre présence d’une manière violente, destructrice, d’où beaucoup de nos problèmes, il faut bien le reconnaître…!
merci Lung Ta pour cet échange.
samedi 24 janvier 2009
Paradoxe (suite)
mercredi 21 janvier 2009
L'homme n'est pas fait pour le monde qu'il s'est créé, tout au moins dans ce que l'on appelle "le monde moderne, industrialisé". En fait, tout cela paraît bien inhumanisé. La part de l'Etre semble très réduite et ce n'est pas dans ces conditions que les hommes trouveront le vrai bonheur. Le monde matériel se limite aux choses et n'apporte pas l'équilibre réel dans l'esprit des gens. Il leur donne une certaine illusion de satisfaction momentannée mais cela ne donne pas une sérénité durable et stable. Le vrai bonheur ne tient pas du tout dans la possession des choses, quelles qu'elles soient.
Un auteur scientifique et philosophe (Yves Paccalet) a écrit un ouvrage : "L'humanité disparaîtra, bon débarras!". Dans l'état actuel des choses... on peut se demander si ce n'est pas là la finalité des hommes : disparaître.
Seules quelques rares figures sont dignes d'intérêt et de respect et ont quelque chose à transmettre. Pour les autres, le plus triste est sans doute que la majorité bêle avec le troupeau, les comportements sont stéréotypés et "on" peut en faire ce qu'on veut. Le "on" étant dans la plupart des cas les gros nantis de la planète. Pour le profit de quelques uns, des idées sont véhiculées par les médias, des idées de consommation, de pseudo bonheur acheté. Le grand dictat est "CONSOMMATION".
mardi 20 janvier 2009
lundi 19 janvier 2009

La danse est une passion qui déchire le corps et le transfigure. En dansant, je sors littéralement de moi-même, pour parvenir à cette tranfiguration. La danse nous fait composer avec nos propres forces à l'intérieur de notre cocon naturel pour le faire éclater et nous propulser au dehors, dans la lumière, dans une symphonie gestuelle. Il y a du reste une grande analogie entre danse et musique
Pour danser pleinement, il faut être. Pour se donner sur scène, il faut s'appartenir. C'est un travail sur soi à accomplir, une recherche dans la profondeur afin de comprendre, de se comprendre. La vie intérieure dispose de trois sources d'énergie : Esprit, Volonté - Sentiment. Un danseur doit pouvoir disposer de ces énergies, elles composent l'état créateur intérieur qui, associé à un ensemble physique entraîné, lui permettra d'exprimer spontanément toutes les nuances d'une interprétation, voire de créer une chorégraphie inspirée.
La danse est essentiellement un mouvement, elle prolonge la pensée, le geste, le sentiment. Pour un danseur, la qualité du mouvement doit être partie intégrante de lui-même, l'énergie s'élève du plus profond de son être, de son coeur même. Cette énergie est chargée d'émotions, d'intentions, de désirs qui en font un courant frémissant orienté vers telle action. Chargée de volonté, dirigée par l'intelligence, elle se manifeste confiante et sûre. Le geste est alors accompli en plein accord avec l'impulsion spirituelle qui l'a déclenché.
J'ai pu obtenir des résultats étonnants avec cette méthode de travail avec des femmes d'une cinquantaine d'années qui n'avaient jamais dansé. Elles ont été stupéfaites de leurs capacités élastiques et ont pu participer à des spectacles, chose qu'elles n'auraient jamais imaginée auparavant.
samedi 10 janvier 2009
Plénitude

Ce mot de la langue française m'enchante : PLENITUDE.
Le fondement, la base réelle d'un être, c'est (à mon sens) parvenir à cette plénitude, être et rayonner dans cet état en permanence.
Visualiser cette plénitude quotidiennement est un exercice positif pour soi, pour l'esprit et même le corps qui reçoit cette vibration extraordinaire entre l'être et la Force Vitale, le Tout qui nous crée et nous porte.
Et c'est sans doute le plus beau cadeau que l'on puisse faire à soi-même et à son entourage.
Y parvenir est possible, c'est l'harmonie entre le physique et le psychique qui fera le travail... et le résultat. Tout est question de respect, d'écoute, d'attention.
Loin de l'image véhiculée par les médias et la société toute entière, le corps est bien autre chose qu'une enveloppe plus ou moins encombrante qu'il faut entretenir ou négliger (c'est selon), au nom de quelconques préceptes de mode ou de religions. Le corps est une magnifique caisse de résonnance avec l'infini de l'univers. Chacune de nos fibres, chacune de nos cellules sont en relation directe avec le cosmos. Enfants des étoiles nous sommes. Et notre corps vibre de l'énergie du cosmos.
Le mouvement est l'expression de la vie à travers le corps. Évoluer en harmonie avec le monde, avec l'environnement, avec les autres et dans notre propre existence est une aspiration que beaucoup désirent atteindre mais notre culture, notre éducation nous en ont fermé les portes et les moyens. Trop souvent, on dissocie corps et esprit, comme si l'un était majeur, louable et l'autre mineur, négligeable. Or, nous ne sommes pas autre chose que ce corps, méprisé ou adulé. La logique voudrait que nous retrouvions l'équilibre entre les deux. L'un ne va pas sans l'autre. Il arrive parfois que cet équilibre se déstabilise, à cause d'un souci ou d'un évènement circonstanciel... Délaisser le corps en raison d'un trouble psychique entraîne des répercussions profondes, le mal-être s'installe. J'ai souvent pensé qu'un tel dérèglement pouvait même engendrer des maladies. Pourtant, un remède (parmi bien d'autres certainement) existe, c'est le yoga.
J'ai eu la joie de découvrir, il y a près de trente ans, le yoga. Cette discipline, cette ascèse est un véritable soin de l'âme et du corps et conduit d'une façon certaine l'adepte à la Plénitude, à l'harmonie, au bonheur de vivre. Le yoga nous emmène dans une grande et belle aventure à l'intérieur de nous-même, à la rencontre de notre corps, à la véritable nature de notre être qui est paix et béatitude. Cette discipline est bien autre chose qu'une méthode de décontraction ou d'assouplissement. C'est une clé pour ouvrir cette porte qui donne sur la merveilleuse harmonie qui relie le corps et l'univers. Une porte ouverte sur un Royaume intérieur, un espace infini qui pourtant EST en nous.
La relation étroite entre le corps par les postures et l'esprit par la respiration, la concentration, crée une sorte de sphère de bien-être dans laquelle nous baignons et nous amène progressivement à une expérience profonde, intime, de la Conscience.
Nous ne sommes pas là dans le registre des performances physiques, le yoga n'est pas simplement des exercices de remise en forme mais conduit à une réelle prise de conscience de la relation qui unit le corps et l'âme tout au long de la vie, et cela, quelque soit l'âge. La symbiose ainsi créée entre l'esprit et le corps est telle qu'elle engendre une sensation extraordinaire de bien-être, une vibration profonde qui transcende la matière et réunit l'ensemble dont nous sommes composés : corps et âme inséparables... les pieds ancrés au sol et la tête dans les étoiles...
jeudi 8 janvier 2009
Qu'est-ce que le bonheur?
A vrai dire, ce que je crois, c'est que le bonheur est d'être heureux à l'instant donné, dans le lieu donné. Tout le reste est très aléatoire.
Les conditions, les circonstances sont des notions très subjectives mais ce qui importe, c'est de se sentir bien, heureux, paisible dans l'instant présent. Cet instant peut se répéter à l'infini.
Ni les conditions matérielles, ni les conditions physiques et sociales ne peuvent apporter le bonheur véritable si le coeur ne se sent pas heureux.
Mais à quoi cela tient-il? Pourquoi une certaine personne se sentira-t-elle parfaitement heureuse dans certaines conditions alors qu'une autre, dans les mêmes conditions, se sentira malheureuse?
Ce qui se passe à l'intérieur d'un coeur humain reste quelque chose d'indéfinissable. Le bonheur ne vient certainement pas de l'extérieur mais bien de l'intérieur et cela ne sert à rien, à mon sens, d'aller le chercher dans le monde matériel.
Nous avons en nous une formidable puissance psychique qui n'est sans doute pas là par hasard. Nous n'imaginons pas tous les pouvoirs de cette puissance, ses capacités, ses dons.
C'est un peu la boite de Pandore, on ne sait pas ce qu'on va y trouver quand on l'ouvre. Il y a des choses magnifiques, on y trouve des possibilités étonnantes mais aussi hélas, la capacité de nous auto-détruire, de nous rendre malheureux. C'est ce qu'expérimentent ceux qui sont en dépression par exemple.
Cependant, le psychisme est capable de nous transformer, de nous guérir, d'illuminer notre vie, de nous rendre humains et de nous apporter le bonheur. En nous est situé le centre de l'Etre qui peut tout nous donner. (Demandez et vous recevrez)
dimanche 4 janvier 2009
Hymnes à la Nuit
(pour "mystère")
Novalis est bien un écrivain du Romantisme du XIXè siècle. Puisant aux sources de l'imaginaire, du rêve et du merveilleux, il sonde les profondeurs de l'espace et du temps, en dévoile les beautés. Pour lui, la nuit maternelle est féconde, sécurisante et infinie. Elle est matrice de tous les possibles. Lieu de retrouvailles, elle efface ce qui sépare et réconcilie ce qui s'oppose. La mort de sa fiancée Sophie le conduit à une expérience mystique et une profonde réflexion spirituelle. La Nuit pour Novalis est le berceau de ses retrouvailles avec l'éternelle fiancée dans une union amoureuse mystique hors des contingences du temps
Sombre nuit, aurais-tu quelque bienveillance pour nous?
Que caches-tu là sous ton manteau qui envahit subrepticement mon âme?
Un baume délectable s'égoutte de ta main, d'une gerbe de pavots.
Tu relèves du coeur les ailes appesanties. Une indicible émotion s'insinue : je tressaille de joie...
Combien alors la Lumière me paraît niaise, indigente, et combien heureux l'adieu bénit au Jour.
Les yeux infinis, que la Nuit ouvre en nous, paraissent plus célestes que les étoiles scintillantes. Leur regard porte plus loin, par-delà les cohortes extrêmes du firmament - nul besoin du Jour pour sonder le coeur aimant et combler d'ineffable volupté cet espace privilégié...
Faut-il toujours que le matin revienne?
Est-il donc sans fin l'empire des choses terrestres?
Une fâcheuse agitation contrarie l'approche ailée de la céleste Nuit.
Quand verra-t-on enfin brûler à jamais le sacrifice secret de l'Amour?
A la Lumière fut impartie une durée mais le règne de la Nuit est hors du temps et de l'espace.
Et toi, divin sommeil, tu perdures.
Ne ménage point tes bienfaits à l'adepte de la Nuit au cours du labeur journalier!
Seuls les inconscients se méprennent et ne connaissent d'autre sommeil que l'ombre que tu poses miséricordieusement sur nous au seuil de la véritable Nuit.
(extraits des Hymnes I et II)