mardi 2 décembre 2008

Novalis ou la vocation d'éternité



Qu'aurait-il exprimé, ce regard, s'il avait
Rencontré autre chose et non ce qu'il regarde?
On ne peut rien imaginer que ce qu'il voit
Ce moment immuable de l'éternité
Qui le comble de joie et l'emplit de fierté
Comme coule une lave en brûlant son chemin
Sur la pente apaisée et noble du volcan
Où pourtant l'incendie oublié fume encore
Comme un rêve pesant. Un monde qui regarde
Un monde, et qui lui parle, et qui est son ami.

Armel Guerne, Rhapsodie des fins dernières, 1977

Ce que Novalis a pu m'apporter et ce qu'il représente pour moi... je ne saurais le dire avec exacitude.
Je l'ai rencontré un jour, déjà lointain, et depuis, il n'a cessé d'accompagner ma vie, comme un ami, un confident qui sait si bien vous comprendre.
Dans la jeunesse, où l'âme se cherche, Novalis a ouvert une porte, montré un chemin qui ne s'est jamais refermé : “C'est vers l'intérieur que va le chemin mystérieux”
(Novalis, poète allemand du début du XIXè siècle, mort à l'âge de vingt-neuf ans, auteur de textes sublimes : Hymnes à la nuit - Disciples à Saïs - Henri d'Ofterdingen - Chants spirituels, entre autres.)

1 commentaire:

mystère a dit…

Merci de votre visite, à mon tour de découvrir vos blogs, quelles merveilles ! ça ne m'étonne pas que vous ayez apprécié le texte de Tagore, ce merveilleux enchanteur . Je vois que vous aimez aussi Passagère du Silence, c'est un livre dont je relis souvent des passages, quelle source d'inspiration ! L'atmosphère de ce livre se retrouve bien dans vos photos et dans vos textes.
A bientôt !